Affichage des articles dont le libellé est décentralisation. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est décentralisation. Afficher tous les articles

jeudi 8 septembre 2011

Comprendre le processus en cours de la décentralisation et son lien avec le leadership, tel est le thème évoqué au cours d’un séminaire à Bukavu.

A l’initiative du Gouvernement Provincial du Sud-Kivu, le séminaire sur le leadership, bonne gouvernance et décentralisation a été organisé à Bukavu du 2 au 6 de ce mois d’août aux bénéfices des membres de la société civile, des députés, des bourgmestres et chefs coutumiers du Sud-Kivu.

Ce séminaire rendu possible grâce à l’appui technique et financier de la Banque Mondiale via le Projet de Renforcement des Capacités en Gouvernance PRCG en sigle du Ministère de la Décentralisation et Aménagement du Territoire avait pour objectif global, d’accorder les violons des Députés, Chefs coutumiers, activistes de la société civile sur la vision de développement économique et social par la décentralisation et la pratique de la bonne gouvernance requérant un leadership fort.

il s’agissait plus spécifiquement d’amener tous ces vaillants fils de la Province du Sud-Kivu à : Comprendre le processus en cours de la décentralisation et son lien avec leadership dans l’action de plaidoyer de la société civile ; d’introduire avec clarté tous les participants à la notion de la Gestion axée sur les résultats ; de comprendre les innovation de la loi organique sur les Finances Publiques promulguée au mois de juillet dernier ; de comprendre les notions essentielles et celles corollaires du leadership.

Lancer par le chef de l’exécutif provincial, Marcellin CISAMBO, ce séminaire a été animé par la délégation d’experts venues de Kinshasa que conduisait le Directeur de cabinet du ministère de la Décentralisation Charles VALIRE et du Coordonnateur National du PRCG Popaul KIZUNGU.

vendredi 13 août 2010

La Banque mondiale fait le diagnostic de la décentralisation en milieu rural

La Banque mondiale et le ministère du Développement rural ont conjointement organisé, jeudi 12 août 2010 au Cercle de Kinshasa, un atelier national sur la décentralisation dans le secteur du développement rural. L'objectif de cet atelier était de valider le rapport de l’étude sur la décentralisation dans le secteur du développement rural. Cette étude a fait le diagnostic du secteur du développement rural.

Dans son exposé, le consultant a fait remarquer que l'agriculture et le développement rural sont deux domaines complémentaires. Le développement agricole vise l'amélioration des structures agricoles, la productivité et les revenus des agriculteurs influents sur le développement.

En revanche, le développement rural déborde du cadre du secteur agricole. Car, il couvre la promotion des activités rurales génératrices des revenus non agricoles, l'amélioration des infrastructures rurales et communautaires, le renforcement des capacités des organisations et institutions rurales. C'est pour toutes ces raisons que cet atelier sur l'étude de la décentralisation dans le secteur du développement rural constitue un premier jalon devant déclencher le processus de revue institutionnelle de ce ministère.

La stratégie sectorielle de l'agriculture et du développement rural met l'accent sur l'accès aux marchés, l'amélioration des infrastructures rurales et des capacités commerciales, la gouvernance et le renforcement des capacités et des ressources humaines, l'organisation du monde rural et le financement du secteur.

A la lumière de ces axes stratégiques, cette revue institutionnelle devra prendre en ligne de compte toutes les questions se rapportant à l'amélioration des conditions de vie des populations rurales. Il s'agit de la réhabilitation et l'entretien des voies de desserte agricole pour l'électrification rurale avec la technologie appropriée, de la promotion et du renforcement des capacités des organisations paysannes pour une meilleure appropriation des actions menées…
Au terme des travaux dudit atelier, une feuille de route dont, le draft est déjà contenu dans le rapport des consultants, sera intégré dans la grande feuille de route de la décentralisation en cours. Comme pour les autres secteurs pour lesquels il y a eu de pareilles études sur la décentralisation et la gouvernance, il a été constaté que les campagnes de sensibilisation et d'explication n'ont pas eu l'impact voulu. Parce que la restitution et la campagne n'ont pas été à la hauteur des attentes et la population bien que dévouée à la cause, n'en connait pas les tenants et les aboutissants.

D'où, il est important d'accompagner l'Etat central dans sa démarche d'approfondissement et de clarification de la politique de décentralisation grâce à la traduction des textes en langues nationales.

L'insuffisance des ressources financières pour couvrir les défis pose problème. Ceci est particulièrement vrai pour les secteurs vecteurs de la croissance économique comme l'agriculture et le développement rural.

jeudi 25 février 2010

La Décentralisation en Afrique pour une bonne gouvernance !

(Début de texte).- Antipas Mbusa Nyamwisi, Ministre de la Décentralisation et Aménagement du Territoire a reçu dans la matinée de ce jeudi 25 février 2010, le malien Ousmane Sy, Ministre honoraire de la Décentralisation au Mali. Connu comme personnalité africaine très engagée dans ce processus, Ousmane Sy a conduit la décentralisation dans son pays où il a été félicité à plusieurs reprises pour la force de sa vision et le courage de ses idées au sujet de la gouvernance en Afrique, et pour l'originalité de ses actions au Mali. Par un processus participatif de décentralisation et l'organisation d'élections transparentes, il est parvenu à créer un cadre stimulant une meilleure gestion publique et une stabilité renforcée; deux conditions essentielles au développement.
Actuellement Vice-président de l’Institut de recherche et débat sur la gouvernance et Coordinateur de l’Alliance pour Refonder la Gouvernance en Afrique. Cette alliance qui œuvre également au Katanga en RDC a pour mission, la promotion de la gouvernance locale.

Arrivé à Kinshasa pour implanter un noyau de l’Alliance pour Refonder la Gouvernance en Afrique, Ousmane Sy est passé rendre hommage au Ministre congolais de la Décentralisation Antipas Mbusa Nyamwisi pour les efforts qu’il fournit depuis son arrivée à la tête de ce méga-ministère.

A savoir qu’Ousmane Sy est également promoteur du Centre d’expertises politiques et institutionnelles en Afrique (CEPIA) qu’il dirige depuis janvier 2004. Il fait parti des intervenants du Forum National sur la Décentralisation tenu à Kinshasa en 2007.-(Fin de texte).-minidecat/jeudi, 25 février 2010.-

mercredi 23 septembre 2009

Antipas MBUSA NYAMWISI A Goma, Beni, Oïcha et Butembo pour sensibiliser la base sur la Décentralisation et la révision du fichier électoral.

(Début du texte).- Le Ministre de la Décentralisation et Aménagement du Territoire Antipas MBUSA NYAMWISI revient d’une tournée qui l’a conduit dans les différentes villes de la Province du Nord-Kivu à savoir : Goma, Beni, Oïcha et Butembo dans le cadre de sensibilisation du processus de la Décentralisation en RDC et aussi du processus électoral, celui de la révision du fichier électoral.

A Goma où il est arrivé le jeudi 10 septembre dernier, MBUSA NYAMWISI a eu à ouvrir l’atelier sur la capacitation des chefs coutumiers et administrateurs du territoire du Nord- Kivu sur la décentralisation.

Aussitôt l’atelier clôturé à Goma, le Ministre de la Décentralisation et Aménagement du Territoire a poursuit sa tournée à Beni où il est arrivé le samedi 12 septembre par Mavivi et a été accueilli chaleureusement par les autorités locale et la population. L’étape suivante, la cité d’Oïcha suivi de la ville de Butembo où MBUSA NYAMWISI a eu à boucler sa tournée.

Partout où il est passé, le Ministre de la Décentralisation et Aménagement du Territoire a appelé la population à s’enrôler massivement dans le cadre de la révision du fichier électoral qui va débuter très prochainement dans cette province du Nord- Kivu.

La Décentralisation met en exergue la responsabilité des élus dans la prise en compte des enjeux locaux et des intérêts immédiats des populations. Elle est en effet attendu sur le fond du développement à la base et de la lutte contre la pauvreté car sa mise en œuvre induit une amélioration de l’offre de service de proximité aux populations par le rapprochement des gouvernants dotés des pouvoirs plus accrue, a martelé le Ministre MBUSA NYAMWISI.

Ainsi, cette option décentralisatrice ouvre des nouvelles perspectives pour jeter des bases solides en vue de promouvoir la libre administration des provinces et entités locales dans le strict respect de l’unité national et de l’intégrité territoriale.

A noter qu’à l’occasion du cinquantenaire de l’Institut Kambali dit « Collège PIDIS » de Butembo, une messe d’action de grâce a été organisée en présence de touts les anciens élèves venus du monde entier et de toutes les provinces de la République Démocratique du Congo. Invité de marque le Ministre MBUSA NYAMWISI a rehaussé de sa présence à cette cérémonie.-(Fin de texte).-minidecat/mercredi, 23 septembre 2009.-

mercredi 15 juillet 2009

SIGNATURE D’UN PROTOCOLE D’ACCORD ENTRE LE MINISTERE DE LA DECENTRALISATION ET LA CENCO (Conférence épiscopale nationale du Congo)

De gauche à droite, le Ministre Antipas Mbusa Nyamwisi et Mgr Nicolas DJOMO LOLA
(Début texte).- Le Ministère de la Décentralisation et Aménagement du Territoire multiplie ses efforts pour la matérialisation de la campagne de communication sociale en vue de sensibiliser la population congolaise sur la décentralisation. C’est dans ce cadre que le Ministre Antipas MBUSA NYAMWISI et Mgr Nicolas DJOMO LOLA représentant la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) ont signés ce mardi 14 juillet 2009 un protocole d’accord de partenariat pour la campagne nationale de communication sociale sur le processus de la décentralisation en République Démocratique du Congo.
Mgr Nicolas DJOMO LOLA a dans son mot de circonstance indiqué que la Cenco travaillera comme par le passé en partenariat avec toutes les confessions religieuses afin que la nation congolaise ne rate pas « ce nouveau rendez-vous avec son histoire au cours de la 3ème République ».

Tout en soulignant que la cérémonie de la signature de ce Protocole d’accord s’inscrit dans la continuité d’un engagement constant de l’Eglise Catholique au service de la population congolaise, Mgr l’Evêque Président a remercié « tout le gouvernement et autres institutions de la République qui travaillent à la réussite du processus constitutionnel de la décentralisation ». Mgr Nicolas DJOMO LOLA a en outre exprimé l’engagement de la CENCO de travailler en collaboration avec le ministère de la Décentralisation et Aménagement du Territoire dans la campagne nationale de sensibilisation, d’information et de formation des acteurs étatiques et non étatiques sur le processus de la décentralisation. Un engagement qu’il qualifie d’une des contributions de l’Eglise catholique dans la construction d’un Congo plus beau qu’avant.
Antipas MBUSA NYAMWISI et Mgr Nicolas DJOMO LOLA montrant à l'assistance le croquis de la RDC

Saisissant cette occasion, Antipas MBUSA NYAMWISI a salué le rôle combien louable que l’Eglise Catholique en particulier et les confessions religieuses en général ont eu à jouer lors de la campagne sur le référendum et sur les élections de 2006 et qu’elles ne cessent de jouer dans la formation de la conscience patriotique et nationale sans laquelle la reconstruction et le développement de ce pays ne seraient que des vains mots, a-t-il souligné.

Pour le Ministre de la Décentralisation et Aménagement du Territoire, « cet accord a pour objectif la mise en place d’un cadre de concertation et de collaboration en vue de la campagne de sensibilisation, d’implication et de formation des citoyennes et citoyens congolais sur le processus de la décentralisation ».
Découvrez ci-dessous en intégralité, le discours du Ministre MBUSA NYAMWISI :

- Excellence Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement,
- Excellence Monseigneur l’Evêque Président,
- Révérends Chefs des Confessions religieuses,
-Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Chefs de Missions Diplomatiques,
- Mesdames et Messieurs les Représentants des partenaires au Développement,
- Distingués invités,

De prime à bord, permettez-moi de vous saluer et de vous remercier d’avoir rehaussé de votre présence, malgré vos multiples occupations, cette cérémonie de signature de protocole d’accord de partenariat entre mon Ministère et le comité des Evêques de la conférence Episcopale Nationale du Congo.

Votre présence témoigne une fois de plus, l‘intérêt que vous ne cessez d’attacher à la réussite du processus de la décentralisation en particulier et de la Démocratisation en République Démocratique du Congo en général.

La présente cérémonie s’inscrit dans la mise en œuvre de la décentralisation et témoigne du souci du Président de la République Démocratique du Congo, Joseph KABILA KABANGE et de son Gouvernement conduit par le Premier Ministre Adolph MUZITO, de pouvoir d’une part, traduire en acte la Décentralisation telle que consacrée par la constitution du 18 février 2006 et d’autre part, promouvoir un partenariat entre acteurs politiques et sociaux dans la mise en œuvre du programme gouvernemental qui se résume par les cinq chantiers.

En effet, l’alinéa 2 de l’article 37 de la constitution stipule que les pouvoirs publics collaborent avec les associations qui contribuent au développement social, économique, intellectuel, moral et spirituel des populations et à l’éducation des citoyennes et citoyens.

Je saisis cette occasion pour saluer le rôle combien louable que l’Eglise Catholique en particulier et les confessions religieuses en général ont eu à jouer lors de la campagne sur le référendum et sur les élections de 2006 et qu’elles ne cessent de jouer dans la formation de la conscience patriotique et nationale sans laquelle la reconstruction et le développement de ce pays ne seraient que des vains mots.

- Excellence Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement,
- Excellence Monseigneur l’Evêque Président,
- Révérends Chefs des Confessions religieuses,
-Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Chefs de Missions Diplomatiques,
- Mesdames et Messieurs les Représentants des partenaires au Développement,
- Distingués invités,

L’histoire politique de la République Démocratique du Congo nous renseigne que depuis l’accession de notre pays à l’indépendance le 30 juin 1960, des réformes en cascade avaient été opérées tant sur le plan d’organisation politique qu’administrative dans le sens de la décentralisation de notre pays. Mais toutes ces tentatives se sont soldées par des échecs dus d’une part à l’absence de volonté politique de gouvernants et d’autre part au non appropriation de cette réforme par les acteurs politiques et sociaux.

C’est pourquoi les participants au dialogue inter congolais se sont résolus d’opter encore pour la décentralisation territoriale comme mode de gestion de notre pays en vue d’une part, de consolider l’unité nationale mise en mal par des guerres successives et d’autre part, de créer des centres d’impulsion et du développement à la base.

C’est ainsi qu’au terme de l’article 3 de la constitution du 18 février 2006, les Provinces et les Entités Territoriales décentralisées qui sont les villes, les communes, les chefferies et les secteurs, sont dotées de la personnalité juridique et jouissent de la libre administration.

Cette politique de la décentralisation exige du Gouvernement de la République Démocratique du Congo pour sa mise en œuvre l’adoption d’une série des textes légaux et réglementaires pour opérer des réformes qu’ils convient de vulgariser et de mettre à la disposition des acteurs. A ce jour, trois lois sont déjà promulguées. Il s’agit de :

- La loi organique n° 08/12 du 31juillet 2008 portant principes fondamentaux relatifs à la libre administration des provinces ;
-La loi organique n° 08/15 du 07 octobre 2008 portant modalités d’organisation et de fonctionnement de la conférence des Gouverneurs de Provinces ;

-La loi organique n° 08/16 du 07 octobre 2008 portant composition, organisation et fonctionnement des Entités Territoriales Décentralisées et leurs rapports avec l’état et les provinces.

D’autres lois sont encours d’élaboration.

Un document contenant le Cadre Stratégique de Mise en Œuvre de la Décentralisation, CSMOD en sigle vient d’être validé lors de l’atelier organisé avec l’appui des partenaires au développement par mon ministère le 10 et 11 juin dernier en vue de garantir la cohérence et le consensus sur des actions à mener sur l’ensemble du territoire. Tous les acteurs ont participé à cet atelier.

Le cadre stratégique de mise en œuvre de la décentralisation a identifié les défis à relever et défini les axes stratégiques à suivre pour mener à bien ce processus. Ces défis sont l’appropriation sociale et politique de la décentralisation, les transferts effectifs des compétences aux provinces et aux Entités Territoriales Décentralisées, le financement approprié aux nouvelles compétences transférées, le renforcement des capacités et les mécanismes pour la coordination et le suivi.

Au regard de ces défis, les axes stratégiques suivants ont été retenus, à savoir :

- L’appropriation effective du processus de la décentralisation ;
-Les transferts des compétences et des ressources suivant une démarche de progressivité ;
- Les renforcements des capacités ;
- Le développement des outils de planification ;
- L’harmonisation du processus de décentralisation et de déconcentration ;
-La coordination entre l’Etat central et les Provinces.

Parmi les axes stratégiques qui vont guider la mise en œuvre du cadre stratégique de mise en œuvre de cette décentralisation figure l’appropriation effective du processus de la décentralisation par tous les acteurs et dont la réalisation est tributaire de l’engagement tant du pouvoir public que des acteurs sociaux c'est-à-dire la société civile et le secteur privé.

L’objectif général poursuivi par cet axe stratégique est d’informer, de former et sensibiliser la population congolaise tant du milieu rural que du milieu urbain sur la nouvelle organisation territoriale dans la gestion de la res publica. Il s’agit d’impliquer l’ensemble des acteurs dans le processus de mise en

Œuvre de la décentralisation par une vaste campagne de communication ciblant toutes les couches de la société.

- Excellence Monseigneur l’Evêque Président,

Conscient du rôle que vous jouez dans l’encadrement de notre population majoritairement catholique, mon Ministère voudrait sceller un partenariat avec la CENCO au cours de cette campagne de communication sociale sur la décentralisation en signant le protocole d’accord en vue de pouvoir atteindre toutes les souches de notre population et de leur permettre de s’approprier ce nouveau mode de gestion de notre pays, en ces jours ou s’effectuent les opérations des révisions des fichiers électoraux en prévision de l’organisation des élections urbaines, municipales et locales et celles de 2011.

Cet accord a pour objectif la mise en place d’un cadre de concertation et de collaboration en vue de la campagne de sensibilisation, d’implication et de formation des citoyennes et citoyens congolais sur le processus de la décentralisation.

Certes, les grands défis à relever demeurent nombreux pour réussir une mise en œuvre maîtrisée de la décentralisation. Mais en ce qui concerne l’axe stratégique de l’appropriation par tous de ce processus, il ya lieu de saluer l’engagement de la CENCO qui a toujours sensibilisé la population par des campagnes d’éducation civique. La décentralisation constituera dorénavant un des thèmes principaux de cette campagne.

C’est ici pour moi l’occasion d’inviter les autres confessions religieuses et corporations de la société civile et pourquoi pas, les partis politiques, à se joindre à cette initiative pour la vulgarisation et la sensibilisation sur les processus de la Décentralisation dont la réussite entrainera le développement et donc le mieux être de tous et de chacun. C’est pour dire que le peuple congolais place beaucoup d’espoir dans ce processus en cours tant il est vrai qu’une décentralisation réussie consolide la paix et le développement durables.

Mon vœu le plus ardent est que cette vulgarisation autour du thème de la décentralisation soit relayée à travers nos 11 Provinces et nos 47 Diocèses, par les Gouverneurs des Provinces, les autorités des Entités Territoriales Décentralisées jusqu’aux Chefs de Chefferies, des Villages, les Curés de Paroisses, les Pasteurs, les Religieux, les ONG jusqu’au niveau des comités locaux de développement.

Je lance un vibrant appel aux partenaires techniques et financiers ici représentés qui ont toujours accompagné les actions de mon Ministère d’apporter leurs appuis à ce partenariat auquel je souhaite plein succès et longévité.

Que Dieu vous bénisse et accompagne notre partenariat.

Je vous en remercie.
A noter que cette cérémonie s’est déroulée au Centre catholique Nganda en présence de plusieurs Archevêques et évêques membre de la Cenco, de quelques membres du gouvernement central, à savoir, les ministres de la Justice, de la Santé et celui de la Fonction Publique, des députés, des ambassadeurs et autres invités de marque.
Découvrez à présent le Protocole d'accord signé entre le ministère de la Décentralisation et Aménagement du Territoire et le Comité Permanent des Evêques de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) :
Entre les soussignés :

Le Ministère de la Décentralisation et Aménagement du Territoire, ici représenté par Son Excellence Antipas MBUSA NYAMWISI, agissant en qualité de Ministre de la Décentralisation et Aménagement du Territoire, d’une part ;
Et :

Le Comité Permanent des Evêques de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO en sigle), ici représenté par Son Excellence Monseigneur Nicolas DJOMO LOLA, agissant en qualité de Président de la Conférence Episcopale Nationale du Congo, d’autre part ;

Considérant la nécessité d’entretenir une franche collaboration entre le Ministère de la Décentralisation et Aménagement du Territoire, en sa qualité de chef de file de la mise en œuvre du processus de la décentralisation en cours dans le pays, et le Comité Permanent des Evêques de la CENCO, dans la campagne de sensibilisation, d’information et de formation des acteurs étatiques et non étatiques de la décentralisation ;

Considérant que cet accord entre les deux parties précitées s’avère nécessaire pour une appropriation effective de ce processus par la population en tant qu’actrice et bénéficiaire principale ;

Considérant que l’appropriation effective du processus de la décentralisation par les acteurs constitue un des principaux axes du cadre stratégique de mise en œuvre de la décentralisation validé le 11 juin 2009 ;

Considérant le lancement officiel de la campagne de communication sociale par son Excellence Monsieur le Premier Ministre en date du 11 juin 2009 ;

Considérant l’option levée par les Evêques membres du Comité Permanent de la CENCO de continuer le programme d’éducation civique des populations axé sur la participation des citoyens à la gouvernance locale et la lutte contre la corruption ;

Considérant l’expertise de la Commission Episcopale justice et paix du Comité Permanent des Evêques du Congo en matière d’éducation civique ;

Tenant compte de la représentativité effective de l’Eglise Catholique à travers toutes les Entités territoriales de la République Démocratique du Congo ;

Vu la nécessité de vulgariser la décentralisation à travers toute la République et de montrer son importance et ses avantages par rapport aux autres modes de gestion de l’Etat.

Il a été convenu ce qui suit :
Article 1 : DE L’OBJET DE L’ACCORD
Le présent Accord a pour objet la mise en place d’un cadre de concertation et de collaboration en vue de la campagne de sensibilisation, d’information et de formation des citoyennes et citoyens congolais sur le processus de la décentralisation.

Article 2 : DE LA FINALITE DE L’ACCORD
Le but ultime de cet Accord est de parvenir à une vision partagée du processus de décentralisation par tous les acteurs ainsi qu’à son appropriation par tous les congolais.

Cet accord vise aussi à faire participer la population congolaise audit processus d’une façon éclairée afin d’en assurer la réussite et de promouvoir ainsi le développement à la base.

Article 3 : DES OBLIGATIONS DES PARTIES SIGNATAIRES :
Par le présent Accord, les parties précitées s’engagent à exécuter chacune ses tâches définies de la manière ci-après :

1)Le Ministère de la Décentralisation et Aménagement du Territoire s’engage à :

a)Impulser, orienter et coordonner la Campagne de communication, de sensibilisation, d’information et de formation des acteurs étatiques et non étatiques de la décentralisation ;
b)Produire et diffuser l’information officielle sur le processus de la décentralisation en RD Congo ;
c)Produire des supports pour la campagne ;
d)Valider les supports de la Campagne conçus par la CENCO sur la décentralisation ;
e)Appuyer la CENCO dans le déploiement des supports de la campagne sur toute l’étendue de la République ;
f)Former et capitaliser l’expertise de la CENCO, l’informer sur toutes les questions relatives au processus de décentralisation et mettre à sa disposition la documentation nécessaire;
g)Saisir les Gouverneurs de Province pour faciliter leur collaboration avec la CENCO lors de la campagne ;
h)Recommander la CENCO à des bailleurs capables d’appuyer financièrement la mise en œuvre de ses activités en matière de décentralisation ;
i)Assurer le suivi de la Campagne menée par la CENCO ;

Le Comité Permanent des Evêques de la « CENCO » s’engage à :

a)Assurer la sensibilisation des acteurs de la décentralisation sur les enjeux y relatifs ;
b)Mettre à contribution, tout au long de la campagne, son vaste réseau pour faciliter une dissémination efficace des messages sur la décentralisation ;
c)Concevoir des supports de sensibilisation, d’information et de formation sur la décentralisation et les soumettre à la validation du Ministère de la Décentralisation et Aménagement du Territoire avant toute reproduction et diffusion ;
d)Veiller à la formation des femmes et des organisations féminines sur le processus de la décentralisation ;
e)Faire participer les autorités locales dans la campagne à tous les niveaux ;
f)Elaborer, en concertation avec le Ministère de la Décentralisation et Aménagement du Territoire, un plan de formation pour ses différentes cibles ;
g)Produire des rapports trimestriels sur la campagne à soumettre au ministère de la Décentralisation et Aménagement du Territoire;
h)Toute activité menée en exécution du présent accord devra renseigner qu’elle est faite en collaboration avec le Ministère et ce, tant dans les affiches et publicités que dans l’exposé et le rapport ;
i)Travailler en collaboration avec les autres confessions religieuses et toute autre organisation de la RD Congo dans le cadre de cette campagne.

Article 4 : DE LA DUREE DE L’ACCORD :
Le présent Accord est conclu pour une durée de 5 ans renouvelable par tacite reconduction. Il entre en vigueur à la date de sa signature.

Article 5 : DES ENGAGEMENTS MUTUELS
Les deux parties s’engagent à s’assurer une franche collaboration dans le respect strict des engagements définis par le présent accord. A ce titre, elles sont tenues à se concerter régulièrement en vue d’harmoniser les points de vue sur la mise en œuvre des activités de la Campagne.

Article 6: DE LA PERIODICITE DES EVALUATIONS
Les deux parties s’engagent à évaluer les activités de la Campagne tous les 6 mois.

Article 7 : DE LA RESILIATION ET MODIFICATION DE L’ACCORD :
Le présent Accord peut être résilié par l’une des parties pour non respect des engagements moyennant préavis de trois mois notifié à l’autre partie.
Toute modification du présent Accord fera l’objet d’un avenant qui sera soumis à l’approbation préalable de l’autre partie.

Article 8 : DU REGLEMENT DES LITIGES:
En cas de désaccord, les deux parties signataires du présent Accord s’efforceront de régler leur litige à l’amiable selon un mécanisme à convenir de commun accord.

Fait à Kinshasa, en deux exemplaires originaux, le 14 Juillet 2009

Signatures des parties

Pour le Ministère de la Décentralisation et Aménagement du Territoire Antipas MBUSA NYAMWISI

Pour le Comité Permanent des Evêques de la Conférence Episcopale Nationale du Congo
+Nicolas DJOMO LOLA

jeudi 23 avril 2009

Point de Presse du Ministre de la décentralisation et Aménagement du Territoire sur la tenue de l'Atelier de validation du CSMOD

le Ministre Antipas Mbusa Nyamwisi face à la presse
(Début du texte).- Le Ministre de la Décentralisation et aménagement du Territoire, Antipas MBUSA NYAMWISI a animé ce mercredi 22 avril 2009 une journée d’information sur la tenue prochaine à Kinshasa de l’Atelier sur la validation du Cadre Stratégique de la Mise en Oeuvre de la Décentralisation (CSMOD) en République Démocratique du Congo qui aura lieu dans la première quinzaine du mois de mai 2009 à Kinshasa.
Le Ministre Mbusa Nyamwisi entouré des experts du Ministère et du Pnud
Cet atelier qui se tiendra sous le haut patronage du Chef de l’Etat Joseph KABILA KABANGE et sous la présidence du Premier-ministre, a pour but, l’adoption du CSMOD par les gouverneurs des provinces, les présidents des Assemblées provinciales ainsi que les autres acteurs impliqués dans ce processus de la décentralisation.

Le contenu du CSMOD et la portée de sa stratégie a été présenté par le Ministre, principal animateur de cette journée d’information. Le cadre stratégique de la mise en œuvre de la décentralisation en RDC comporte ainsi 4 points principaux à savoir : le progrès et limites du processus de décentralisation ; les principaux défis à relever ; les objectifs à réaliser et afin les principaux axes à suivre ou les choix stratégiques de la mise en œuvre de la décentralisation.
Les hommes et femmes des médias de la capitale congolaise
En ce qui concerne le progrès et limites du processus de la décentralisation, Antipas MBUSA NYAMWISI a soulevé tout abord les acquis dont l’adoption d’une constitution consensuelle, le rétablissement de la paix et l’amélioration progressive de la sécurité en RDC, la réussite des élections transparentes aux termes desquelles les institutions de la République ont été mises en place ainsi que l'adoption des lois organiques sur le fonctionnement des provinces et Entités territoriales décentralisées (ETD). Le Ministre a ensuite indiqué que malgré ce progrès, il y a encore une faible appropriation du processus de la décentralisation par les populations, les ministères centraux et les assemblées provinciales mais aussi, l’inachèvement de l’arsenal juridique et financier des provinces et des ETD et la lenteur dans le processus de transfert des compétences et des ressources.

Face à ces acquis et insuffisances, le Ministre MBUSA a annoncé la mise en œuvre d’une stratégie de communication pour une appropriation sociale et politique de la décentralisation. Ainsi, la presse étant un partenaire primordial dans ce processus, a donc été interpelé par le Ministre afin de permettre une grande campagne de sensibilisation à travers le pays. Dors et déjà, la sommes de 1,5 million de dollars est mise à la disposition de cette campagne a souligné le Ministre de la Décentralisation et Aménagement du territoire.

Vue du bureau du ministre de la décentralisation et Aménagement du Territoire
En ce qui concerne les objectifs à réaliser, la création des meilleurs conditions juridiques et financières pour les provinces et les ETD (loi financière, Caisse Nationale de Péréquation, etc.), l’organisation des élections locales (ETD), le renforcement des capacités de tous les acteurs de la décentralisation, la mise en place de toutes les structures de mise en œuvre et de suivi de la décentralisation, et aussi, approfondir le dialogue avec les partenaires techniques et financiers sur la nouvelle politique de décentralisation en RDC.


Parlant du choix stratégique, le ministre a évoqué l’appropriation effective du processus de la décentralisation, le transfert des compétences et des ressources, le renforcement des capacités, le développement des outils de planification et des gestions, l’harmonisation des processus de décentralisation et de déconcentration, la coordination efficace entre l’Etat et les Provinces ainsi que le financement de la décentralisation avec le transfert régulier de 40%, l’opérationnalisation de la caisse de Péréquation.

A savoir que le PNUD, partenaire de la décentralisation à travers son Programme d’Appui à la Décentralisation et au Développement Local (PADDL) coordonné par Jean-Martin KI, était le coorganisateur de ce point de presse. -(Fin de texte).-minidecat/22 avril 2009.-